« L’amour avec un effet waouh ! » : Thomas Ailleret, fondateur du Digraphe

Ingénieur de formation, Thomas Ailleret a imaginé un objet aussi étonnant que symbolique : le Digraphe, une illusion d’optique qui fait apparaître deux prénoms selon l’angle sous lequel on le regarde. Né d’une intuition un peu folle et de quelques essais dans son garage, ce projet est devenu une entreprise à taille humaine, portée par une belle ambition : mettre l’amour en lumière. Entretien.





Comment est née l’idée du Digraphe ? Et qu’est-ce qui rend cet objet si particulier ?

Tout est parti d’une intuition que j’ai eue en voiture, près de Saint-Pierre-des-Corps. Je me suis dit qu’il devait être possible de créer un objet qui, vu de face, ferait apparaître le T de Thomas, mon prénom, et qui, regardé depuis la droite, laisserait apparaître le S de Sophie, ma femme. En réfléchissant, j’ai compris que cela pouvait fonctionner avec les autres lettres des deux prénoms. Je me suis alors dit qu’il y avait quelque chose à creuser !

Le soir même, je me suis lancé dans mon garage, avec le premier fil de fer que j’ai trouvé. Mes proches n’ont pas été immédiatement convaincus par le résultat. J’ai donc travaillé l’esthétique et réalisé plusieurs essais en impression 3D, avec l’aide d’un ami.

J’ai finalement installé mon premier Digraphe dans mon salon. Et là, surprise : toutes les personnes qui passaient à la maison étaient séduites ! Elles me demandaient ou je l’avais trouvé, je me suis dit que c’était peut-être le bon moment pour me lancer.

Le Digraphe est une illusion d’optique décorative qui relie deux prénoms ou deux mots. Selon l’angle sous lequel on le regarde, on découvre l’un ou l’autre. Mais cet effet « waouh » a surtout pour objectif de montrer l’amour et de mettre en valeur ce lien qui unit deux personnes.

Comment fabriquez-vous le Digraphe ? Peut-on vraiment associer tous les prénoms ?

Chaque commande est conçue sur mesure. J’aime dire que le Digraphe est plus personnalisé qu’un bol breton ! Pour un bol, on sélectionne un exemplaire sur lequel on écrit un prénom. Ici, nous créons un modèle en trois dimensions à partir des deux prénoms choisis, avant de fabriquer les lettres et de les installer sur un socle en bois.

Il n’y a pas de limite liée au nombre de lettres ! Nous avons même réussi à associer « anticonstitutionnellement » à « waouh ». Les deux prénoms peuvent être très différents : nous cherchons à chaque fois la bonne construction pour que l’illusion fonctionne.

Nous proposons également le Digraphe Cristallin, qui reprend le même principe dans un bloc de verre. Il permet d’associer deux prénoms, mais aussi deux images représentant des passions ou des activités ! Nous pouvons ainsi imaginer des créations pour des occasions particulières, notamment des sacrements, avec des symboles comme une colombe représentant l’Esprit Saint.

Quels témoignages de clients vous ont particulièrement touché ?

Nous recevons beaucoup de retours autour de cet effet « waouh », qui se produit à plusieurs moments : lorsqu’on découvre le principe du Digraphe pour la première fois, en recevant son propre objet et en voyant les deux prénoms apparaître, puis lorsque les proches le découvrent à leur tour.

Certains témoignages sont particulièrement touchants. Nous avons notamment réalisé des Digraphes offerts à l’occasion de noces de diamant, pour célébrer 60 ans de mariage. C’est beau de voir que l’amour peut durer toute une vie et de pouvoir accompagner ces moments !

Et puis, il y a des histoires plus inattendues ! Certaines personnes nous commandent un Digraphe avec les mots « veux-tu » d’un côté et « m’épouser » de l’autre. Récemment, un client nous a écrit pour nous annoncer que sa fiancée avait répondu oui. Nous étions vraiment très heureux pour eux !

Ces témoignages nous confortent dans notre conviction : le Digraphe est bien plus qu’un objet décoratif. Il permet de matérialiser un lien, de raconter une histoire et de rendre visible quelque chose qui, parfois, ne se dit pas assez.

Quelle est la mission du Digraphe, et quels sont vos projets pour la suite ?

Lorsque j’ai créé le Digraphe, en 2022, j’avais deux ambitions : mettre l’amour en valeur et créer de l’emploi. Aujourd’hui, nous sommes huit dans l’entreprise et nous venons de nous installer dans nos propres locaux. Nous travaillons également avec deux artisans qui fabriquent nos socles en bois de frêne. J’aime cette idée d’une entreprise à taille humaine, qui grandit progressivement et s’appuie sur des partenaires.

Pour la suite, je souhaite développer de nouvelles créations tout en restant fidèle à notre ADN : proposer des objets artistiques, très personnalisables, accessibles et présentant un effet waouh. Au fond, tout cela rejoint une conviction qui m’accompagne depuis le début. Dans l’Évangile selon saint Matthieu, il est écrit : « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau » (Mt 5, 15). Pour moi, c’est une très belle image de ce que nous faisons. L’amour au sein d’un couple ou d’une famille est l’une des plus belles choses que nous puissions vivre. Ce n’est pas quelque chose que l’on doit cacher : cela mérite d’être arboré fièrement !

Retrouvez toutes les créations de Thomas sur Boutique des Familles.