Les Chouans étaient des insurgés royalistes de Bretagne, du Maine, de Basse-Normandie et du nord de l'Anjou pendant les guerres de la chouannerie.
Actifs au nord de la Loire, les chouans sont distincts des « Vendéens », actifs quant à eux au sud du fleuve, dans le Bas-Poitou, le sud de l'Anjou et le Pays de Retz breton.
Les membres de la famille Cottereau portaient ce surnom de « Chouan » (en gallo « chat-huant », ou « chouin », nom local de la chouette hulotte), selon les uns, parce que leur aïeul était naturellement triste et taciturne, selon d'autres, parce qu'en faisant la contrebande du sel, ils contrefaisaient le cri du chat-huant pour s'avertir et se reconnaître.
Les premiers troubles dans l'Ouest de la France éclatent en janvier 1791 et se multiplient à partir du printemps 1792.
En mars 1793, la Bretagne, le Maine, l'Anjou et le Poitou sont touchés par une vaste insurrection paysanne contre la levée en masse9. Au nord de la Loire, les patriotes viennent à bout de la révolte, mais au sud du fleuve les insurgés résistent, entraînant ainsi le début de la guerre de Vendée. Génériquement appelés les « Vendéens » après la bataille de Pont-Charrault, les insurgés du sud de la Loire forment une « Armée catholique et royale » qui remporte plusieurs victoires contre les républicains mais qui finit par être écrasée en octobre 1793 à la bataille de Cholet. Acculée sur les bords de la Loire, l'armée vendéenne franchit le fleuve avec l'espoir de relancer l'insurrection en Bretagne et dans le Maine. Lors de cette expédition, appelée la « Virée de Galerne », plusieurs milliers de Bretons et de Mainiots rejoignent l'armée vendéenne où ils constituent un corps qui est appelé la « Petite Vendée ». L'armée vendéenne se porte jusqu'à Granville, en Normandie, mais elle finit par être anéantie à la bataille du Mans et à la bataille de Savenay en décembre 1793.