« L'extraordinaire diversité de la Toscane m'a beaucoup frappé quand j'ai eu la chance d'être un assez mauvais élève à la Scuola Normale Superiore de Pise. Durant cette période, j'ai séché presque tous les cours et visité la région, et je n'ai cessé d'y retourner depuis. Mes camarades d'école toscans aimaient rappeler qu'Antonio Tabucchi, pisan, a traduit du portugais Fernando Pessoa, que Berlioz doit sa vision du génie à sa découverte du sculpteur Benvenuto Cellini, que Carlo Collodi, le créateur de Pinocchio, a été pillé par Disney, que sans Galilée, le monde... Écouter un Toscan parler de sa patrie - et du petit pays, de la bourgade, de la colline, où il a ses attaches - est un plaisir infini. De la littérature aux jeux vidéo, la Toscane fournit à une nouvelle génération des rêves florentins qui prolongent ceux d'autrefois, la promesse d'un âge d'or, fait de complots, de luttes et de mystères. Cette Toscane idéale, qui n'a cessé de vivre des « Renaissances », s'est transmise dans l'imaginaire, à travers le monde. C'est ainsi que j'ai pensé ce dictionnaire : une mosaïque et un rêve. »
L'avis de Famille Chrétienne : 5/5
"Évoquer la culture toscane a quelque chose de vertigineux, puisque 20 % de toutes les œuvres classées au Patrimoine mondial de l’Unesco sont à Florence. Rappelons aussi que Giotto, Léonard de Vinci, MichelAnge, Fra Angelico, Botticelli, Donatello (pour ne citer qu’eux) sont tous toscans. Ce dictionnaire amoureux pourrait avoir quelque chose d’intimidant s’il n’était pas mené par un excellent guide, Adrien Goetz, romancier, académicien des beaux-arts et enseignant d’histoire des arts. Il nous propose un voyage très personnel, à la fois érudit et accessible – où l’art sacré tient une part de choix, notamment lors du Quattrocento –, parfois insolite et non dénué d’humour. Un régal !"
650 pages.